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Recrutement logistique : les grands enjeux à 5 ans

Recrutement logistique : les grands enjeux à 5 ans

Outil

6.3.2023

Le secteur de la logistique joue un rôle crucial pour répondre aux nouveaux impératifs économiques : digitalisation, personnalisation, décarbonation, circularité, etc. Or, la transition du secteur est sine qua non de la transformation interne des entreprises.

Dans le même temps, comme d’autres fonctions essentielles, la logistique subit de plein fouet la « grande démission ». Certains métiers se retrouvent en situation de pénurie de main-d’œuvre.

Les enjeux du recrutement à 5 ans sont donc à la croisée des impératifs de court terme et de long terme.

D’une part, il faut répondre aux tensions sur certains métiers essentiels (directeurs d’exploitation, directeurs de site, mais aussi les métiers du transport).

D’autre part, il s’agit d’intégrer au sein des équipes des profils qui permettront d’engager les entreprises dans la transition du secteur (digitalisation, économie circulaire, logistique urbaine, etc.). 

Enjeu n° 1 : la captation des futurs talents 

Assurer la transformation des chaînes logistiques (e-commerce, décarbonation, relocalisation, etc.) requiert d’intégrer des profils capables de designer et piloter ces changements.

Pourtant, les candidats BAC +5 pour des postes qui demeurent indispensables, type ingénieur d’études ou responsable supply chain en PME se font de plus en plus rares. Alors, quelle stratégie déployer pour capter ces profils hautement qualifiés ? 

Premièrement, l’enjeu est d’identifier les compétences et les expertises requises. Sur le volet technique, les expériences en finance, IT, développement commercial, et même gestion du risque, sont les plus recherchées. 

Puis, il s’agit de repérer les parcours qui mènent à ces profils (écoles, masters spécialisés, cabinet de consulting, etc.). Cela permet de multiplier les possibilités de captation avec ces personnes.   

Enfin, dans un contexte très compétitif, la capacité d’une entreprise à attirer et retenir ces profils clefs est cruciale. Lynkus offre une solution designée spécifiquement pour accompagner les acteurs de la supply chain dans le recrutement de ces profils stratégiques. 

Enjeu n° 2 : le suivi de l’émergence des nouveaux métiers de la supply chain 

Plusieurs tendances de long terme modifient en profondeur la supply chain et impliquent la création de nouveaux métiers.

Premièrement, l’usage de l’analyse de données pour optimiser les circuits de distribution devient un facteur de compétitivité essentiel.

Par conséquent, les entreprises doivent concevoir des modélisations mathématiques des problématiques business, rôle du Data scientist. Mais aussi l’analyse de ces données dans une visée d’optimisation des process, rôle du Data analyst. Ces profils sont issus de formation en IT, ou expérimentés en supply chain avec une forte appétence pour le digital.

Aussi, suite à la crise COVID, l’ensemble du secteur logistique a pris conscience de la nécessité d’être capable d’anticiper les risques induits par cet environnement incertain. Le métier d’Architecte Supply Chain répond à ce besoin d’adaptation rapide des supply chain aux réalités du terrain

Ces postes sont à la croisée de la compréhension des chaînes logistiques globales, des problématiques opérationnelles et de l’innovation. Les profils adéquats sont généralement issus de formation d’ingénieur ou de commerce, avec un vécu opérationnel. 

Enfin, la logistique est au cœur de la transition écologique, à la fois pour répondre aux objectifs d’économie circulaire et de décarbonation. La réduction de l’impact écologique de l’ensemble de la supply chain nécessite de créer des postes dédiés au niveau de la direction. Le Sustainable Supply Chain Manager a une fine compréhension du cycle produit, et surtout des compétences en management du changement. 

Enjeu n° 3 : La formation professionnelle  

Au cours des deux dernières années, certains métiers logistiques ont fait face à des pénuries récurrentes de profils compétents et à des taux de turn-over élevés. C’est notamment le cas pour les conducteurs de transport en commun et transport routier. En effet, les formations aux métiers du transport étaient à l’arrêt durant les années COVID.

Pour répondre à ce problème de « matching » entre offre et demande d’emploi, des organismes de formation, tels que AFT Transport Logistique, développent des parcours de formation professionnelle en partenariat avec les entreprises du secteur. Proposer ces compléments de formation sur mesure via Pôle Emploi permet de faire monter en compétences des « pools » de demandeurs d’emploi disponibles.  

Enjeu n° 4 : Collaborer avec Pôle Emploi

Relever les défis de recrutement du secteur logistique nécessite une collaboration de l’ensemble des parties prenantes : acteurs de la formation, acteurs de l’insertion (notamment Pôle Emploi), cabinets de recrutement, et entreprises.

L’enjeu de la mise en réseau est de co-construire un diagnostic afin de comprendre les mécanismes à l’origine de la perte d’attractivité du secteur. Cet espace de discussion permettra d’identifier les leviers d’action de chaque partie prenante

Enfin, il est impératif d’animer ce réseau sur le long terme afin que les différents membres puissent partager leurs bonnes pratiques.

Enjeu n° 5 : Être au fait de la psychologie du recrutement et du travail 

Les métiers de la supply chain nécessitent de travailler avec une multitude de corps de métier, en interne et en externe. Ainsi, les « soft skills » sont tout aussi essentielles que les compétences techniques pour la performance de l’entreprise. L’intelligence émotionnelle est particulièrement recherchée pour les postes de conduite du changement.

Si la recherche de ces compétences comportementales est au cœur des politiques de recrutement, l’entreprise a aussi un rôle à jouer pour garantir l’expression de ces compétences. En effet, une étude publiée dans la Harvard Business Review démontre que le « cadre de sécurité psychologique » posé par le management est un facteur majeur de la performance des entreprises. 

Enjeu n° 6 : Être au fait des évolutions technologiques et s’en saisir 

À moyen terme, trois innovations sont susceptibles de bouleverser les métiers de la supply chain : 

  • la digitalisation ;
  • la robotisation ;
  • les start-ups.

Réaliser une veille sur les nouvelles technologies a un objectif double en termes de recrutement. Le premier est de pouvoir anticiper les impacts de ces technologies sur les process. Cela permet d’anticiper les compétences à développer au sein des équipes pour y faire face. 

Le second est de se saisir de ces innovations technologiques afin d’améliorer les conditions de travail des équipes, et de les rendre actrices de l’innovation. À titre d’exemple, le groupe ID Logisitcs utilise la réalité virtuelle pour former ses nouveaux salarié sans ralentir la cadence.  

Enjeu n° 7 : Innover et anticiper les nouvelles compétences 

La logistique est un marché très concurrentiel. Aussi, il est indispensable d’être un leader de l’innovation pour avoir un avantage compétitif. Se positionner en leader de l’innovation risque d’entraîner la disparition de certains métiers au sein de l’entreprise. 

En effet, la robotisation de l’entreposage, ou à titre plus anecdotique, l’usage de drones pour le dernier kilomètre, rendent certains emplois obsolètes. Pour autant, ces innovations sont à l’origine d’une « destruction créatrice » d’emplois. Cela signifie que la disparition d’emplois pénibles (bien souvent des emplois sous tension) implique la création d’autres emplois, bien souvent à haute valeur ajoutée.

Le défi est donc d'anticiper la transformation des métiers, notamment par le biais de la formation continue. Il est pertinent de noter que la capacité d’une entreprise à assurer sa transition par la montée en compétences de ses propres salariés relève de l’innovation organisationnelle et pédagogique.

Enjeu n° 8 : Travailler sur l’attractivité des offres d’emploi

Le secteur de la supply chain souffre d’un défaut d’image, tant aux yeux des profils stratégiques pour la conduite du changement, qu’aux yeux des salariés de la manutention et du transport. Ainsi, il s’agit de mettre en œuvre une stratégie d’attractivité globale du secteur logistique.

Premièrement, souligner le rôle clef de la logistique pour engager la transition écologique. L’objectif étant de démontrer que les emplois logistiques sont porteurs de sens et de responsabilités.

Puis, l’enjeu est de valoriser son entreprise en se positionnant comme une « best place to work ». Cela revient à revaloriser les conditions de travail, les salaires, et le « work-life balance ». 

Les métiers dont la pénibilité représente un frein au recrutement : l’entreposage, le transport routier, doivent faire l’objet d’une attention particulière.

Travailler sa marque employeur est d’autant plus pertinent que la réduction du turn-over aura des retombées positives sur la notoriété de l’entreprise du point de vue de sa clientèle. 

Conclusion

Ainsi, les stratégies de recrutement du secteur doivent être à la hauteur du rôle de la logistique dans la transition de notre économie (proximité, sécurité, résilience, etc.). 

D’une part, il s’agit d’adapter les offres d’emploi aux défis émergents, tant dans la création de nouveaux métiers, que dans la revalorisation de « fonctions essentielles ».

D’autre part, il s’agit de mieux capter les demandeurs d’emploi, en ciblant les profils clefs, en étant proactifs de la formation, et en améliorant l’attractivité des métiers du secteur.  

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Containers de transport logistique empilés