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Calcul des émissions CO2 en logistique : méthode et limites

Calcul des émissions CO2 en logistique : méthode et limites

Industrie

15.10.2026

Pourquoi deux transporteurs affichent le même chiffre CO2 ? Méthode de calcul, référentiels, niveaux de précision et profils pour piloter vos émissions.

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Containers représentant la logistique des achats et de la supply chain

Supply chain durable : mesurer les émissions de CO2 de la logistique et recruter les bons profils

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Deux transporteurs peuvent afficher le même chiffre d'émissions pour une prestation identique, alors que l'un exploite une flotte récente et des tournées optimisées, et l'autre non.

La raison est simple : leurs indicateurs ne mesurent pas nécessairement la même chose. Ils s'expriment pourtant dans la même unité, la tonne de CO2 équivalent, qu'il s'agisse des chiffres des transporteurs, des commissionnaires, des outils de calcul ou du bilan carbone de l'entreprise.

Une logistique durable commence par la mesure. Avant de chercher à réduire les émissions de la logistique, il faut donc savoir ce que ces indicateurs recouvrent : le périmètre, la méthode, le niveau de précision. Un chiffre mal compris conduit à de mauvais arbitrages, et le plus souvent à une décarbonation qui reste sur le papier. Pour un directeur supply chain comme pour une direction des ressources humaines, l'enjeu est double : comprendre ce que mesurent les indicateurs, puis recruter les profils capables de les piloter. Voici les mécanismes du calcul des émissions de CO2 en transport et en entreposage, de la méthode jusqu'au recrutement.

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Le transport, premier poste d'émissions de la France

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D'après le service des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique, le secteur des transports a émis 124,9 millions de tonnes équivalent CO2 en 2024, soit 34 % des émissions nationales. C'est le premier poste d'émissions du pays, en baisse sur un an.

Ce chiffre se lit avec nuance. Les voitures particulières en représentent 53 %, les poids lourds et les véhicules utilitaires légers viennent ensuite : le fret n'est donc pas la majorité du total. Il reste pourtant un enjeu direct pour un chargeur, puisque 89 % du fret terrestre passe par la route, sur un total de 344 milliards de tonnes kilomètres.

Ces chiffres sont des inventaires nationaux, construits à l'échelle du territoire. Une entreprise a besoin d'autre chose : les émissions attribuables à chacune de ses expéditions. C'est à ce niveau que la méthode de calcul change le résultat.

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Pourquoi le sujet devient pressant en 2026

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Le projet de loi cadre relatif au développement des transports, adopté en première lecture par le Sénat puis remanié en commission à l'Assemblée nationale, prévoit à son article 18 une trajectoire de recours aux poids lourds à émission nulle pour les donneurs d'ordre. D'après l'étude d'impact du texte, chaque entreprise concernée devrait établir la part de sa facturation de transport routier réalisée par ces véhicules, avec un premier exercice partiel en 2026, déclaré en 2027, puis des exercices complets à partir de 2028.

Au début de novembre 2026, le texte n'est pas définitivement adopté et son régime de sanctions reste débattu. Mais la direction est posée : les chargeurs devront déclarer et justifier des données de transport.

La part de facturation exigée par l'article 18 n'est pas un indicateur d'émissions. Elle repose pourtant sur le même prérequis : savoir ce que l'on mesure, pour quelle prestation, et avec quelle fiabilité.

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Mesurer : ce que contient un chiffre d'émissions

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En France, le calcul d'une prestation de transport est encadré par le code des transports. Toute personne qui commercialise ou organise une prestation de transport de marchandises doit fournir au bénéficiaire la quantité de gaz à effet de serre émise, selon le dispositif d'information GES en vigueur. L'obligation porte sur le CO2 depuis le 1er octobre 2013, et sur l'ensemble des gaz à effet de serre depuis le 1er juin 2017.

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Le principe de calcul

Le calcul se fait segment par segment, c'est à dire pour chaque partie d'itinéraire parcourue avec un même moyen de transport. On multiplie le taux kilométrique de consommation d'énergie du moyen de transport par la distance, puis le résultat par un facteur d'émission propre à chaque énergie, dont les valeurs sont publiées par l'ADEME. Pour comparer des flux, on rapporte généralement ces émissions à la tonne kilomètre, c'est à dire une tonne transportée sur un kilomètre.

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Deux référentiels qui coexistent

Ce calcul s'inscrit dans un cadre normatif double. La norme ISO 14083, publiée en mars 2023, établit une méthode commune de quantification et de déclaration des émissions des chaînes de transport, de personnes comme de marchandises. Le dispositif français repose de son côté sur une méthode fondée sur la norme européenne EN 16258. Le GLEC Framework du Smart Freight Centre, cadre de référence du fret et de la logistique, s'aligne pour sa part sur l'ISO 14083.

Le tableau ci dessous résume ce que recouvre chacun de ces trois cadres.

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Référentiel Nature Ce qu'il couvre Point d'attention
Information GES des prestations de transport
Obligation légale française, issue du code des transports Prestations de transport de marchandises et de voyageurs. CO2 depuis le 1er octobre 2013, ensemble des gaz à effet de serre depuis le 1er juin 2017 Quatre niveaux de précision. Vérification possible, mais volontaire
ISO 14083
Norme internationale publiée en mars 2023 Quantification et déclaration des émissions des chaînes

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Un chargeur qui compare des offres doit donc demander quel référentiel est appliqué, et si la méthode a fait l'objet d'une vérification. Cette vérification existe : elle est volontaire, réalisée par un organisme accrédité, et donne lieu à un certificat de conformité. Elle porte sur la méthode, l'outil de calcul et les données saisies.

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Du puits à la roue, pas seulement du réservoir à la roue

La méthode additionne deux postes. D'abord les émissions du puits au réservoir, qui correspondent à la production, au raffinage et à l'acheminement de l'énergie. Ensuite les émissions du réservoir à la roue, générées pendant le transport lui même. Cette approche permet de comparer équitablement un véhicule à carburant et un véhicule électrique.

Elle a une conséquence directe : un indicateur qui ne retient que le réservoir à la roue donne un total plus bas, et ne se compare pas à un indicateur du puits à la roue. La première question à poser à un transporteur est donc celle du périmètre.

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Des niveaux de précision différents, donc des chiffres de qualité inégale

Le code des transports prévoit quatre niveaux de précision, qui vont des valeurs par défaut fixées par le ministre chargé des transports jusqu'à des valeurs mesurées pour chaque prestation. Trois repères permettent de comprendre l'écart entre ces niveaux :

  • La valeur par défaut correspond à un type d'activité, pas à un transporteur. Elle ne dit rien de l'âge de la flotte ni de la qualité de l'exploitation.
  • La valeur moyenne déterminée par l'entreprise reflète sa flotte et ses tournées, mais elle est définie pour une période qui ne peut pas dépasser trois ans, ce qui peut retarder la prise en compte d'un renouvellement de flotte.
  • La valeur mesurée par prestation décrit le transport réellement effectué, mais suppose que la consommation et la charge soient relevées pour chaque transport.

Deux transporteurs qui appliquent tous deux la valeur par défaut pour un même type d'activité afficheront le même chiffre, même si l'un exploite une flotte bien plus récente que l'autre. Le niveau de précision utilisé est donc une information aussi importante que le chiffre lui même.

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Remplissage et trajets à vide : ce que le chiffre prend en compte

L'information réglementaire caractérise la prestation de transport, et pas seulement le véhicule. Elle intègre les trajets à vide, le taux de remplissage et la production de l'énergie, là où une donnée constructeur ne décrit que les performances du véhicule.

Pour un chargeur, cela veut dire que son propre fonctionnement pèse sur le résultat. Une expédition partielle ou une tournée peu dense dégrade le taux de remplissage, donc l'intensité d'émission de la prestation. La performance carbone d'un transport ne dépend pas uniquement du transporteur.

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Au delà du transport : entrepôts et plateformes logistiques

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Une chaîne logistique n'émet pas seulement quand les camions roulent. La norme ISO 14083 inclut aussi l'activité des plateformes logistiques, c'est à dire les sites où la marchandise est réceptionnée, manutentionnée, stockée ou transbordée. Le sujet n'est pas marginal : au 31 décembre 2024, la France métropolitaine comptait 94 millions de m² d'entrepôts et de plateformes de 10 000 m² ou plus, selon des données provisoires du même service statistique.

Ces sites émettent par l'énergie qu'ils consomment et, lorsqu'ils travaillent sous température dirigée, par les fluides frigorigènes. La difficulté tient à la répartition : comment attribuer les émissions annuelles d'un site à chacune des expéditions qui y transitent ? Le choix de la clé de répartition, les tonnes manutentionnées par exemple, change le chiffre attribué à chaque expédition. Un site qui traite à la fois du produit ambiant et du produit sous température dirigée doit en outre documenter la manière dont il répartit ses émissions entre les deux.

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Piloter : transformer la mesure en décision

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Un chiffre n'a de valeur que s'il change une décision. Trois leviers permettent d'y arriver.

  • Dans les appels d'offres. Demander la méthode, le périmètre, le niveau de précision et l'existence d'une vérification, comme on demande un niveau de service. Sans ces éléments, deux offres ne se comparent pas.
  • Dans le contrat. Fixer le calendrier de remise des données. Pour les marchandises, la date est convenue entre le prestataire et son client. À défaut, l'information est due au plus tard deux mois après la prestation, ce qui laisse peu de place pour corriger une tournée en cours.
  • Dans la planification. Relier l'intensité d'émission aux décisions de remplissage, de fréquence et de mode de transport. L'arbitrage entre coûts et décarbonation des transports suppose précisément une donnée comparable d'une offre à l'autre.

La sous traitance mérite une attention particulière, d'autant que le transport confié à un prestataire relève du Scope 3 de l'entreprise. Un transporteur étranger est soumis à la même obligation pour les prestations dont l'origine et la destination se situent en France. Lorsque l'information manque, l'entreprise qui organise le transport peut la reconstituer avec les valeurs par défaut : le chiffre perd alors en précision, alors que le transport a bien eu lieu.

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Recrutement logistique et supply chain durable : les profils qui savent lire ces chiffres

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Le recrutement en supply chain durable ne se résume pas à ajouter un poste RSE à l'organigramme. Lire un indicateur d'émissions logistique demande une double compétence rarement réunie dans un même parcours : la connaissance fine de l'exploitation transport, et la maîtrise de la méthode de calcul.

Les profils issus du transport connaissent les tournées, les taux de remplissage et les contraintes des clients, mais ont rarement manipulé les facteurs d'émission ou les référentiels. Les profils issus de la RSE ou du bilan carbone maîtrisent les méthodes, mais mesurent moins bien ce qu'une tournée peut absorber ou non. Une organisation qui recrute sur l'un des deux seulement obtient soit un chiffre sans levier, soit un levier sans chiffre.

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Cinq postes, cinq usages de la même donnée

Du terrain à la direction, chaque poste intervient à un endroit différent de la chaîne de la donnée.

  • L'exploitant ou le responsable d'exploitation transport détient la donnée de terrain : kilomètres parcourus, chargement, retours à vide. La qualité de ce qu'il saisit conditionne celle du chiffre final.
  • Le responsable transport arbitre entre modes, transporteurs et fréquences. Il doit pouvoir dire quel niveau de précision porte chaque chiffre qu'il reçoit.
  • L'acheteur transport inscrit la méthode, le périmètre et la vérification dans l'appel d'offres et le contrat. C'est lui qui transforme une exigence de mesure en obligation contractuelle.
  • L'analyste data supply chain ou le responsable du reporting consolide les données de plusieurs transporteurs, réconcilie les écarts et documente les hypothèses retenues.
  • Le directeur supply chain ou le directeur logistique arbitre entre coût, service et émissions, et défend cet arbitrage devant le comité de direction et la direction financière.
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Trois mandats à ne pas confondre avant de recruter

Un poste « logistique durable » recouvre en réalité trois missions distinctes. La première consiste à produire le chiffre : collecter, calculer, documenter. La deuxième consiste à le comparer : challenger les transporteurs, contrôler la méthode, préparer une vérification. La troisième consiste à décider : modifier un réseau, un mode, un contrat.

Une fiche de poste qui ne dit pas laquelle de ces trois missions domine attire le mauvais profil. Un spécialiste du bilan carbone recruté pour décider se retrouve sans prise sur l'exploitation. Un responsable transport recruté pour produire le chiffre se retrouve à réaliser un travail de méthode pour lequel il n'a pas été formé.

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Pourquoi ces profils sont difficiles à trouver

Trois mécanismes se cumulent.

  • Les référentiels sont récents. L'ISO 14083 date de 2023. Exiger dix ans d'expérience sur cette norme n'a pas de sens. Il vaut mieux chercher la transférabilité : un candidat qui a produit l'information GES des prestations de transport depuis son entrée en vigueur, ou travaillé avec la norme européenne EN 16258 qui l'a précédée, a une base solide pour passer à l'ISO 14083.
  • Les intitulés sont flous. Chargé de mission RSE logistique, responsable transport durable, analyste carbone supply chain : ces intitulés recouvrent des périmètres très différents d'une entreprise à l'autre. Un intitulé ne dit pas si le poste produit, contrôle ou décide.
  • Les compétences circulent entre employeurs. Les chargeurs, les transporteurs, les commissionnaires, les cabinets de conseil et les éditeurs d'outils de calcul recherchent des compétences voisines. Un profil capable de lire une méthode de calcul est sollicité par des organisations très différentes.

À cela s'ajoute le calendrier. Une organisation qui attend l'adoption définitive des textes en discussion pour structurer son équipe se retrouve à recruter au moment où ses concurrents le font.

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Ce qui sépare un profil qui pilote d'un profil qui rapporte

En entretien, les mêmes questions donnent des réponses très différentes selon que le candidat a produit la donnée, ou seulement reçu un chiffre.

Quelle méthode appliquiez vous, et sur quel périmètre ? Une bonne réponse nomme le référentiel (information GES française, ISO 14083, GLEC), précise si le calcul portait sur le puits à la roue ou sur le réservoir à la roue, et dit ce qui était inclus : entrepôts, sous traitance, transport amont. Réponse faible : « nous utilisions l'outil de notre transporteur ».

À quel niveau de précision se situaient les données de vos principaux transporteurs ? Une bonne réponse distingue valeurs par défaut, moyennes de l'entreprise et valeurs mesurées, sait quel transporteur relevait de quel niveau, et explique ce qui a été fait pour progresser. Réponse faible : « les chiffres venaient des transporteurs ».

Comment avez vous traité un écart entre le chiffre d'un transporteur et votre propre estimation ? Une bonne réponse remonte à la cause : périmètre différent, taux de remplissage, distance de référence, énergie prise en compte. Elle documente la correction. Réponse faible : faire la moyenne des deux chiffres.

Quelle décision de transport, de contrat ou de réseau a changé grâce à ces données ? Une bonne réponse décrit un cas précis, avec ce qui a été abandonné en contrepartie : consolidation de tournées, renégociation, changement de mode. Réponse faible : un gain en pourcentage dont le candidat ne sait pas dire de quelle méthode il provient.

Pour un poste de direction, une cinquième question change la nature de l'échange : comment présentez vous au comité de direction un arbitrage où la solution la moins émettrice coûte plus cher ? Une bonne réponse chiffre le surcoût, compare les leviers par ordre d'efficacité (le remplissage avant la motorisation, par exemple) et propose un calendrier. Un argument uniquement environnemental, sans traduction financière, ne tient pas devant une direction financière.

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Les signaux à chercher dans le parcours

Certains éléments de parcours donnent des indications plus fiables qu'un intitulé :

  • avoir conduit ou préparé une vérification de méthode par un organisme accrédité ;
  • avoir produit ou audité l'information GES des prestations de transport pour des clients ;
  • avoir travaillé des deux côtés : exploitation puis reporting, ou l'inverse ;
  • avoir géré plusieurs transporteurs aux niveaux de précision différents, y compris des cas de reconstitution avec valeurs par défaut.

À l'inverse, un parcours exclusivement tourné vers le reporting, sans contact avec l'exploitation, produit des chiffres que personne n'ose utiliser. Un parcours exclusivement tourné vers l'exploitation, sans contact avec la méthode, produit des décisions que personne ne peut justifier.

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Conclusion

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Un chiffre carbone dont on ignore la méthode ne permet pas de décider.

La décarbonation de la logistique n'est pas seulement un sujet RSE. C'est un sujet de pilotage, de données, d'achats transport et de recrutement. Mesurer correctement en est la première étape technique : une organisation qui sait ce que mesurent ses indicateurs prend de meilleures décisions de transport, de contrat et de réseau, et identifie plus vite les compétences qui lui manquent.

Lynkus, cabinet de recrutement spécialisé en supply chain, achats et opérations, accompagne les entreprises dans le recrutement de ces profils, du responsable transport au directeur supply chain, à partir du besoin réel de chaque organisation, notamment à travers Lynkus Exec pour les postes de direction. Pour échanger sur un besoin de recrutement supply chain ou achats, les équipes Lynkus restent disponibles.

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Questions fréquentes : calcul des émissions de CO2 et recrutement en logistique durable

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Qu'est ce que l'information GES des prestations de transport ?

C'est l'obligation, prévue par le code des transports, de fournir au bénéficiaire d'une prestation la quantité de gaz à effet de serre émise pour la réaliser. Elle s'applique à toute personne qui commercialise ou organise une prestation de transport de marchandises. Le CO2 est concerné depuis le 1er octobre 2013, l'ensemble des gaz à effet de serre depuis le 1er juin 2017.

Qui doit fournir l'information, et à quelle date ?

Le prestataire qui commercialise ou organise le transport la fournit à son client. Pour les marchandises, la date est convenue entre les deux parties. À défaut, l'information est due au plus tard deux mois après la prestation.

Quelle différence entre le puits à la roue et le réservoir à la roue ?

Le réservoir à la roue ne compte que les émissions générées pendant le transport lui même. Le puits à la roue y ajoute les émissions liées à la production, au raffinage et à l'acheminement de l'énergie. Les deux totaux ne se comparent pas : il faut toujours demander le périmètre retenu.

Pourquoi deux transporteurs affichent ils parfois le même chiffre ?

Lorsqu'un transporteur n'a pas mesuré ses propres consommations, il applique une valeur par défaut, identique pour tous les transporteurs d'un même type d'activité. Son chiffre ne reflète alors ni l'âge de sa flotte, ni la densité de ses tournées. Seule une valeur moyenne de l'entreprise ou une valeur mesurée par prestation permet de les distinguer.

Quel niveau de précision exiger d'un transporteur ?

Le dispositif laisse le choix entre plusieurs niveaux de précision. L'exigence se fixe donc dans l'appel d'offres et dans le contrat, en fonction de l'usage prévu de la donnée : un chiffre destiné à arbitrer entre deux transporteurs demande un niveau plus fin qu'un chiffre utilisé pour un simple suivi.

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